Pablo Sotes, 3ème du FPV Race 28 se confie

Pablo SotesPablo Sotes, 3ème du FPV Race 28 se confie :

“Je suis arrivé vendredi soir au club d’aéromodélisme de Chartres où j’ai pu rencontrer les grands malades de la Yautes. Ils m’ont toujours fait halluciner avec leurs vidéos et leur forum complètement barré! Voir en réel les personnes qui font vivre la discipline tous en même temps, sera pour moi le plus grand plaisir du week-end.

Ma machine, un châssis de bebop et ses moteurs donner par Parrot il y a deux mois lors d’une rencontre avec les membres de notre team “Infected riders”, n’avais que 3 vols à son actif. J’ai passé plusieurs nuits blanches au fablab du Lorem dans lequel je travaille pour réussir à intégrer le plus efficacement possible une électronique “racer”, des esc kiss 18 amp et une CC3D. Je n’avais fait que quelques vols à vue, pour régler mes Pids et éditer des courbes sur ma radio, je savais déjà que la machine serai très vive sur les changements d’axes et très difficile à contrôler à haute vitesse.

C’est donc avec beaucoup d’appréhensions que je réalise mon premier vol FPV avec celle-ci lors de la première séance d’essais libres en FPV!

Et là, c’est la surprise! Déjà l’image est parfaite, peu de parasites, pas de problème de contrejour avec ma 700 TVL. Je sens la machine très saine et très réactive et je n’éprouve aucune difficulté à passer dans les obstacles, j’ai juste un peu de mal à garder des trajectoires propres, mais le plaisir est intense!

Sentir les 6 concurrents se battre à chaque courbes dans les cyprès est transcendant, je me retrouve à voler bien plus rapidement que lors de mes vols en sous terrain avec mes amis parisiens, je termine mes essais sans trop de difficulté et sans crash, avec le 12éme temps lors des deux séances de qualification.

Je commence à me dire que le pari de voler avec un hack du bebop peut avoir une chance de bien faire rire les autres concurrents. N’ayant que 20 heures d’entrainement en FPV je me suis fait plaisir en participant à la course en mode “joke”.

Dès les 8ème de final, la pression augmente d’un coup, il y a moins de concurrents qui chutent et surtout je me fais doubler par des machines bien plus rapide que moi, je fini par craquer et j’enchaîne une série de 4 crashs, mais à chaque fois je peux repartir.

Au passage, un grand bravo à ces inconscients de commissaires de course qui se jetaient comme des fous au milieu de la piste pour nous permettre de redécoller le plus rapidement possible, quand on regarde les vidéos, on se demande comment il n’y a pas eu de blessés! Je finis difficilement la course avec une machine complètement incontrôlable, en fait le canopy avais bougé après le premier crash, et l’hélice avant gauche avais complètement rongé la coque jusqu’à la camera ! Un miracle, je suis en quart !

La compétition est quelque chose de nouveau pour moi, les course sont très intense, le souffle est complètement irrégulier, la moindre chute est une catastrophe, la pression énorme, bref de très grosses sensations que je n’ai pas eu depuis mes premiers vols parisiens.

Les quarts et la demi final ont été du grand n’importe quoi, j’avais plus l’impression d’enchaîner des sauvetages in extrémiste de crash que de piloter, à la fin de chaque course je ne voulais pas y croire, me retrouver en finale auprès des meilleurs pilotes français n’était pas possible!

Alors pour la dernière poule du week-end, je suis passé en lipo 4s, les moteurs du bebop gagne 30% de trust, j’ai aucune chance de gagner, alors autant essayer de faire le show!

Le départ est épique! Je mets plein gaz, je ne vois rien à part le sol, j’espère faire le holshoot, les trois premiers virages sont énormes, les machines déboulent de n’importe où dans la caméra, c’est comme jouer à la roulette russe à 6! Je passe les bambous en milieu de peloton. Je vois déjà les plus rapides inatteignables, je me calme un peu et essais de finir ma course d’une manière plus propre.

Vers mon 4éme tour sur un virage des cyprès je me fait percuter par Hugo qui remonte comme un furieux sur tout le monde suite à un crash, je fais deux tour sur moi-même, je suis toujours en vol !? Les premiers finissent leur derniers tours quand il m’en reste encore un à faire, je dois terminer, je suis la dernière machines en vol, je sens mes amis qui s’enflamme derrière moi, il faut lutter contre la joie et terminer, j’arrive sur la ligne d’arrivée, full trottle et je tente les flips, ça passe à l’arrache ! Je suis 3éme !!! Inouïs !!!!

J’ai vécu une super expérience. Aider les amis lors de leur runs, re-flasher une carte de vol juste avant une race, voir les meilleur pilotes finir leur tour gaz à fond avec du gros flip… Génial.

J’ai beaucoup de respect pour l’organisation qui a réussi en quelques courses, à trouver un bon rythme de croisière, la piste était super, ça correspond vraiment à mon style de pilotage, le vol “contact”, au plus près des obstacles, avec un peu de vitesse lors du gauche final. Bravo à tous les pilotes qui ont su respecter les règles de sécurités.

Je remercie le Lorem et Christophe Divoire qui m’ont permis d’apprendre à monter des racers et d’utiliser des machines comme la découpe laser et l’impression 3D, Je remercie Parrot pour nous avoir donné tout le matériel nécessaire pour le développement du bebop de course et d’avoir été là pour filmer cette aventure. Et bien sûr merci à Jean qui a été mon copilote.

Je vais maintenant pouvoir m’entraîner à voler plus vite, car quand on a une meute furieuse de racers d’Airgonay dans son sillage, il faut savoir garder son sang-froid pour ne pas finir déchiqueter en vol !”

 

1 comment for “Pablo Sotes, 3ème du FPV Race 28 se confie

  1. jean-ma
    16 juin 2015 at 22 h 29 min

    Y’a une fote^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *